Le numérique est un “pharmakon” (Bernard Stiegler) : à la fois remède, poison et bouc émissaire. Les technologies ne sont ni positives, ni négatives, ni neutres : elles impliquent des choix, elles ont des impacts et doivent être mobilisées de manière sobres et avec discernement pour que leur apport soit résolument un progrès au service des humains et de notre planète. L’innovation n’a aucune valeur si elle n’est pas dirigée vers un progrès économique, social et environnemental global, pour tous.
Ne pas écouter les borgnes quand on est soi-même aveugle, ou les vendeurs de pelles quand on cherche de l’or : il faut mettre les mains dans le cambouis soi-même, ou n’écouter que celles et ceux qui le font vraiment