Je considère le numérique et l’intelligence artificielle comme des leviers majeurs de progrès, à condition que le plus grand nombre puisse se les approprier. Sans compréhension minimale des mécanismes techniques, les technologies deviennent opaques, subies, voire imposées. La formation, de la sensibilisation citoyenne jusqu’à l’expertise avancée, est donc une condition essentielle pour transformer le numérique en outil d’émancipation plutôt qu’en facteur de dépendance. Cette appropriation collective est aussi un enjeu de souveraineté. On ne gouverne durablement que ce que l’on maitrise.
Avant d’investir dans une technologie, il est essentiel d’investir dans la montée en compétences. Une stratégie numérique solide commence par la formation des décideurs, des équipes et des utilisateurs finaux, à des niveaux adaptés à chacun. Sensibiliser permet de poser les bonnes questions, former permet de faire des choix éclairés et développer l’expertise permet de garder la maîtrise dans le temps. Le numérique devient alors un levier de performance et d’innovation durables mais aussi un pilier de souveraineté technologique et stratégique.