"On entend beaucoup dire que la French Tech traverse une crise : moins de financements, peu d’exits, un marché plus dur. C’est vrai mais c’est aussi le signe d’un écosystème qui entre dans l’âge adulte. En 2025, les startups françaises ont levé environ 7,2 à 7,4 milliards d’euros, avec des investisseurs devenus beaucoup plus sélectifs. La vraie question n’est donc plus de lever facilement, mais de construire des entreprises solides, rentables et technologiques ce qui devrait être le cas dès Day 1.
Dans un monde fragmenté, où l’IA devient un enjeu de souveraineté, l’Europe n’a plus le luxe d’hésiter. Il faut moins de storytelling et plus d’exécution. Moins de startups opportunistes, plus de bâtisseurs capables de créer les champions technologiques dont l’Europe a besoin."
"Il faut vraiment comprendre que l’IA en entreprise n’est pas une stratégie mais c’est un outil. La vraie question à se poser est quel problème métier vous résolvez.
Beaucoup d’entreprises commencent par la mauvaise question à savoir “Comment utiliser l’IA ?”
La bonne question est : “Quel problème métier voulez-vous résoudre ?”
Aujourd’hui, la plupart des organisations expérimentent l’IA, mais peu en tirent un véritable impact économique.
On part trop souvent de la technologie, pas du problème.
On lance des POC, des chatbots ou des prototypes impressionnants… mais générer de la valeur business est beaucoup plus difficile que créer une démo technologique.
Les entreprises qui réussissent font l’inverse :
Elles identifient une friction métier claire
Elles vérifient que l’IA est réellement la meilleure solution.
Elles l’intègrent dans un processus opérationnel, pas dans un projet isolé.
L’IA ne doit jamais être le point de départ. Le point de départ c’est toujours le problème client ou métier."