Le numérique est un combat de société. Celui de la transmission et du partage. De l’apprentissage et de l’égalité entre sexes dans une monde tech masculin. C’est un outil politique qui ne doit pas fracturer la société mais aider à la panser. Qui ne doit pas manipuler mais faire grandir notre esprit critique. Qui ne doit se substituer à nous et nous marginaliser. Nous sommes une civilisation numérique. Nous devons nous éduquer profondément à cette nouvelle donne, développer une indispensable littératie digitale. Pour demain, peut-être, des droits humains et citoyens numériques.
En 2009, un directeur de la com d’une grande entreprise m’avoua, à force de l’interroger sur le « pourquoi » de sa volonté d’aller sur Facebook, que c’était parce que son ado lui avait conseillé de faire cela.
Arrêtons de vouloir singer les autres, par suivisme ou effet de mode. Mettons les mains dans les outils pour comprendre. Demandons-nous quoi faire avec le numérique, quel problème peut-il résoudre, et quoi atteindre comme objectif et résultat. Osons tester, être innovants, sans en attendre des résultats magiques.