Le numérique doit rester au service de l’humain. Je fais partie de la génération qui a développé Internet, avant les années 2000, avant Google, Facebook et Amazon. Nous avions compris la puissance de l’interconnexion du monde entier au moyen d’un réseau unique, puissant et résiliant. Nous étions convaincus que le dialogue et l’entente entre les peuples en serait accru. Nous avions raison sur la puissance, nous nous sommes trompés sur l’entente. Les réseaux sociaux, par le côté addictif, ont contribué à simplifier les débats à outrance. Paul Valéry a écrit « Le simple est toujours faux. Ce qui ne l'est pas est inutilisable ». Avec le numérique, digital en anglais, de la notion de binaire, nous avons perdu l’art de la nuance. Il nous faut retrouver un numérique qui soit au service de l’extraordinaire diversité humaine.
En tant qu’entrepreneur, il faut parfois revenir aux bases : « Connais-toi toi-même ».